JURIS ARENA 2026 : L’Ucao-UUBa place le droit au service du bien commun
L’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest – Unité Universitaire à Bamako (Ucao-UUBa) a donné, le lundi 18 mai 2026, le coup d’envoi de la Semaine du droit dénommée « Juris Arena 2026 ».

Prévue du 18 au 23 mai, cette initiative est placée sous le thème : « Le Droit au service du bien commun ». Pendant une semaine, universitaires, magistrats, avocats, étudiants et professionnels du monde judiciaire échangeront autour du rôle du droit dans la construction d’une société plus juste et plus équilibrée.
Organisée dans le cadre de l’Année nationale de l’Éducation et de la Culture ainsi que de l’orientation académique de l’université intitulée « Savoir et innovation : l’université au service du bien commun », cette activité ambitionne de rapprocher davantage le droit des réalités sociales. À travers conférences, débats, simulations judiciaires, activités culturelles et sportives, l’Ucao-UUBa entend offrir aux étudiants un cadre d’apprentissage pratique et citoyen.
Selon Dr. Sœur Thérèse Samaké, directrice académique de l’institution, Juris Arena vise à permettre aux étudiants de « conjuguer savoir académique, expérience pratique, culture juridique, ouverture citoyenne et responsabilité sociale ». Pour les organisateurs, cette semaine représente un espace de réflexion sur la place du droit dans la société et sur la responsabilité des futurs juristes face aux enjeux contemporains.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, en présence du président de l’Ucao, le Père Yvonnick Dakouri Zoni, des autorités universitaires, du corps professoral ainsi que de plusieurs personnalités du monde judiciaire. Parmi les invités figuraient notamment les anciens ministres Hamèye Founè Mahalmadane et Me Malick Coulibaly.
Dans son allocution de bienvenue, le président de l’Ucao-UUBa a insisté sur l’importance d’une telle initiative pour les étudiants, appelés à se familiariser avec les réalités du terrain au contact des praticiens du droit. Selon lui, cette immersion constitue une étape essentielle dans la formation des futurs acteurs de la justice.
Prenant la parole pour l’ouverture officielle, le ministre Mamoudou Kassogué a salué le choix porté sur sa personne pour parrainer cette édition, rappelant avec émotion son passage à l’Ucao. Revenant sur le thème de la rencontre, le garde des Sceaux a souligné la vocation profondément sociale du droit et de la justice.
« La finalité de la justice est d’être au service du bien commun », a-t-il déclaré, estimant que le droit possède à la fois « une mission » et « une âme ». Selon lui, le droit joue un rôle fondamental dans la régulation des rapports sociaux, contribuant à la paix, à la stabilité et à la concorde sociale. Il a également affirmé que « l’âme du droit » est consacrée « à l’intérêt général, à la protection des plus vulnérables et à la préservation de notre avenir collectif ».
S’adressant particulièrement aux étudiants, le ministre a exhorté les futurs juristes à devenir des professionnels engagés, capables de mettre leurs compétences au service du bien-être collectif et de la défense des valeurs de justice et d’équité.
L’un des moments marquants de cette première journée a été la visite des « avenues du Droit », un espace symbolique rendant hommage à plusieurs grandes figures nationales et internationales ayant marqué l’histoire juridique. Les participants ont ainsi découvert ou revisité les parcours de personnalités telles que Me Demba Diallo, Me Fanta Sylla, Hamèye Founè Mahalmadane, Aminata Mallé, Kéba Mbaye, Jean Carbonnier et Hugo Grotius.
La journée inaugurale s’est achevée par une conférence suivie d’un procès fictif, illustrant de manière pédagogique le fonctionnement de la justice et les enjeux liés à l’application du droit.
À travers Juris Arena 2026, l’Ucao-UUBa confirme sa volonté de faire du droit non seulement un outil académique, mais aussi un instrument au service de l’humain, de la citoyenneté et du développement social.
Moriba Camara
Souaré Coulibaly
(stagiaires)
Source : Mali Tribune
