UYOB : La 14ᵉ session du Conseil de l’université dresse un bilan approfondi et trace les perspectives

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La salle de réunion de l’Université Yambo Ouologuem a servi de cadre, le mardi 27 janvier 2026, à la tenue de la 14ᵉ session du Conseil d’université de l’Université Yambo Ouologuem de Bamako (UYOB), ex-Université des Lettres et des Sciences Humaines. La rencontre s’est déroulée sous la présidence du Pr Doulaye Konaté, Président du Conseil d’université, en présence du Recteur de l’UYOB, Pr Belko Ouologuem, ainsi que des membres statutaires du Conseil.

Inscrite dans l’agenda institutionnel de l’université, cette session était essentiellement consacrée aux questions budgétaires, mais elle a également permis de faire un bilan exhaustif des performances académiques, scientifiques et administratives enregistrées au cours de l’année universitaire 2024-2025. Les échanges se sont déroulés dans un climat de satisfaction générale, au regard des résultats jugés globalement encourageants.

Dans son exposé introductif, le Recteur de l’Université Yambo Ouologuem de Bamako, Pr Belko Ouologuem, a rappelé que les actions menées par l’institution s’inscrivent dans le cadre des orientations stratégiques définies par le Conseil d’université. À ce titre, il a indiqué que l’UYOB a assuré, au cours de l’année universitaire écoulée, la formation de 18 143 étudiants, de la Licence 1 au Master, ainsi que de 333 doctorants, dans les domaines des Sciences sociales et humaines.

Ces performances, a précisé le Recteur, ont été réalisées avec un budget de 4,5 milliards de FCFA, mobilisant un effectif de 179 enseignants-chercheurs et de 99 agents administratifs. Il a salué l’engagement et la résilience de l’ensemble du personnel, dont l’apport demeure déterminant dans l’atteinte des objectifs assignés à l’université.

Sur le plan de l’offre de formation, le Recteur a souligné que les filières Langues – notamment l’arabe, l’anglais, l’allemand et le russe – ainsi que les Lettres et les Sciences du langage, offertes par la Faculté des Lettres, des Langues et des Sciences du Langage (FLSL), constituent la principale attraction de l’UYOB, avec plus de 13 000 étudiants inscrits.

La Faculté des Sciences Humaines et des Sciences de l’Éducation (FSHSE) occupe la deuxième place en termes d’effectifs, avec environ 4 000 étudiants. Les deux instituts de l’université, quant à eux, se distinguent par leurs performances notables en matière d’employabilité des diplômés, confirmant la pertinence des formations offertes.

Abordant la question de la recherche scientifique, le Recteur a constaté une progression significative de la production scientifique, portée par les quatre (4) laboratoires de recherche que compte l’université. Cette dynamique, selon lui, traduit la volonté de l’UYOB de renforcer sa contribution à la production de connaissances et à la valorisation des résultats de la recherche dans les Sciences sociales et humaines.

Prenant la parole à son tour, le Président du Conseil d’université, Pr Doulaye Konaté, a salué les avancées majeures réalisées dans le domaine des ressources humaines, notamment en ce qui concerne la promotion des enseignants-chercheurs. Il a mis en exergue les résultats obtenus lors de la dernière session de la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude (CNELA) et du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES).

À ce propos, il a indiqué que 18 candidats sur 20, soit 90 %, ont été promus au grade supérieur à l’issue de la CNELA, tandis que le taux de réussite au CAMES a atteint 99 %, tous grades confondus. Ces performances témoignent, selon lui, des efforts constants consentis par l’université pour améliorer la qualité et la compétitivité de son corps enseignant.

Toutefois, comme l’a rappelé le PCU en s’appuyant sur l’adage selon lequel « l’arbre ne doit pas cacher la forêt », ces résultats encourageants ne sauraient occulter les défis structurels majeurs auxquels l’Université Yambo Ouologuem de Bamako demeure confrontée.

Parmi ces défis figurent, en bonne place, l’insuffisance des ressources humaines, face à la croissance rapide des effectifs étudiants, ainsi que le déficit en infrastructures, notamment en ce qui concerne les locaux pédagogiques.

Ces contraintes ont pour conséquences une augmentation significative des heures supplémentaires et un niveau élevé des charges liées à la location de bâtiments extérieurs, ce qui pèse lourdement sur le budget de l’université et limite sa capacité d’investissement.

Un autre problème récurrent souligné le PCU concerne la faible motivation du personnel. Le Président du Conseil d’université a souligné que cette situation est liée, entre autres, à l’éloignement du site de Kabala et à l’irrégularité du paiement de certaines primes, habituellement couvertes par les ressources propres de l’université, lesquelles sont malheureusement en constante diminution.

Selon le PCU, cette situation conduit à la défection de certains travailleurs, affectant le bon fonctionnement des services et la qualité des prestations offertes aux usagers. Il a, à cet égard, appelé à une prise de conscience collective et à la mise en œuvre de mesures correctives appropriées, afin de renforcer la motivation du personnel et d’assurer une meilleure efficacité de l’université universitaire.

Au terme des travaux, le Conseil d’université a réaffirmé sa volonté d’accompagner l’université dans la consolidation des acquis et la prise en charge progressive des défis identifiés, dans l’objectif de garantir une amélioration continue de la qualité de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la gouvernance universitaire à l’UYOB.

Source : Kalanko

 

 

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