OUESTAF : JOURNALISTES, BLOGUEURS, INFLUENCEURS ET OSC OUTILLÉS SUR LA MIGRATION

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Une session de formation sur la migration a réuni des journalistes, des blogueurs et des représentants d’organisations de la société civile. Organisée sur quatre jours au Mémorial Modibo Keïta, elle a débuté lundi 2 février par deux jours dédiés aux journalistes, puis s’est poursuivie avec les autres participants.

Portée par le projet OUESTAF et mise en œuvre par WILDAF-Afrique de l’Ouest en partenariat avec We World, cette initiative vise à renforcer la capacité des acteurs du numérique à traiter de manière éthique et responsable les enjeux liés à la migration.

Un projet régional pour une migration plus sûre

Le projet OUESTAF intervient dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel : le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire. Il ambitionne d’améliorer la gouvernance et la gestion des flux migratoires à travers une approche multi-acteurs et multi-niveaux, conformément au Cadre de politique migratoire pour l’Afrique.

Selon Mohamed Kounta, chargé de programme à We World, OUESTAF vise à protéger les migrants grâce à une meilleure information.
« La formation permet aux participants de mieux comprendre les dynamiques de la migration régulière et irrégulière, les cadres juridiques existants, ainsi que les mécanismes de protection et d’assistance aux migrants, notamment les victimes de trafic et de traite des êtres humains », a-t-il affirmé.
« Il faut renforcer le rôle des médias dans la gouvernance migratoire », a-t-il insisté.

Le responsable du projet a souligné que les médias et les influenceurs jouent un rôle stratégique dans la sensibilisation des communautés et la lutte contre la désinformation liée à la migration.
« Cette formation vise à outiller les influenceurs, les blogueurs et les acteurs de la société civile afin qu’ils produisent une information juste, responsable et humaine sur la migration. Leur rôle est essentiel pour prévenir la migration irrégulière et orienter les populations vers des voies sûres et légales », a expliqué Mohamed Kounta, chargé de projet OUESTAF à We World.

Le coordinateur de We World, Bertrand …, a de son côté souligné que le projet met un accent particulier sur la protection des femmes et des jeunes, souvent premières victimes des réseaux de trafic humain.

Des participants engagés et mieux outillés

Les participants ont salué une initiative qui répond à un besoin réel sur le terrain.

Selon Aminata Djibo, cette formation lui a permis de s’approprier le vocabulaire lié à la migration.
« Avant cette session, j’ignorais beaucoup de choses sur la migration. Je suis désormais mieux outillée pour en parler au public », a-t-elle témoigné.

« Avant cette formation, nous traitions souvent la migration sous l’angle du sensationnel. Aujourd’hui, nous comprenons mieux les enjeux humains, juridiques et sociaux, et cela va changer notre manière de communiquer », a également déclaré Hawa Daffe.

Même satisfaction du côté de Mariam Sow :
« Cette session nous a permis de mieux comprendre le cadre légal de la migration et les politiques en vigueur. Nous avons désormais la responsabilité d’informer les populations, surtout les jeunes, pour éviter qu’ils ne tombent dans les pièges de la migration irrégulière », a-t-elle affirmé.

Une dynamique régionale en marche

À travers des activités de recherche, de plaidoyer, de renforcement des capacités ainsi que des campagnes d’information communautaires et numériques, le projet OUESTAF entend contribuer durablement à une meilleure coopération régionale et à une migration plus sûre, ordonnée et humaine en Afrique de l’Ouest.

Kadidia Founè Noumansana / B. CAMARA

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