Année de l’éducation et de la culture : le Dr Khalifa Dembélé porte haut les valeurs Bwa à Bamako

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À l’heure où les plus hautes autorités maliennes ont décrété 2026 comme l’année de l’éducation et de la culture, certaines figures se distinguent par des actions concrètes. Parmi elles, le Dr Khalifa Dembélé, promoteur du groupe scolaire et universitaire Biasson Dembélé et lauréat de plusieurs distinctions, qui s’illustre en première ligne pour la sauvegarde des traditions. À Bamako, il a parrainé la toute première édition de la Nuit du Tɛindoro, une initiative porteuse de mémoire et d’identité.

Le Centre culturel Blonba de Baco-Djicoroni a servi de cadre, ce samedi 28 mars 2026, à la première édition de la Nuit du Tɛindoro, un événement à forte portée symbolique dédié à la promotion de la culture Bwa. Placée sous le parrainage du Dr Khalifa Dembélé, promoteur du groupe scolaire et universitaire Biasson Dembélé, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de l’année de l’éducation et de la culture.

Un engagement en phase avec la vision nationale

Dans un contexte marqué par la volonté des autorités de faire de la culture et de l’éducation des piliers du développement, le Dr Khalifa Dembélé s’affirme comme un acteur engagé. Reconnu pour son parcours et ses nombreuses distinctions, il œuvre activement à la transmission des valeurs culturelles aux jeunes générations.

Pour lui, l’organisation de la Nuit du Tɛindoro répond à une nécessité urgente : réconcilier la jeunesse avec ses racines. Il souligne que, malgré la popularité du Tɛindoro, peu de jeunes en comprennent réellement le sens et la portée. D’où l’importance d’initiatives combinant sensibilisation, explication et démonstration artistique.

Une jeunesse mobilisée pour ses racines

Portée par une jeunesse dynamique, cette première édition a réussi à rassembler différentes générations autour d’un même objectif : préserver et valoriser l’héritage Bwa. Le parrain n’a pas manqué de saluer cet engagement, soulignant qu’une telle mobilisation constitue une véritable victoire pour la cohésion sociale.

À travers conférences et prestations artistiques, les organisateurs ont voulu offrir bien plus qu’un spectacle : un espace de transmission, d’apprentissage et de fierté identitaire.

La culture comme rempart face aux influences extérieures

Au cœur des échanges, une préoccupation majeure : la perte progressive des repères culturels face à l’influence des modèles étrangers. Le Dr Dembélé insiste sur l’importance d’un enracinement culturel solide, estimant qu’un individu bien ancré dans ses valeurs résiste mieux aux dérives et à l’acculturation.

Évoquant les fondements de la société Bwa, il a rappelé l’importance du « Danbé », symbole d’honneur et de dignité, véritable socle moral transmis de génération en génération.

Une initiative pour préserver et transmettre

Au-delà de son caractère festif, la Nuit du Tɛindoro se positionne comme un outil de sauvegarde du patrimoine culturel. En mettant en lumière cette danse et les valeurs qui l’accompagnent, la communauté Bwa affirme son identité et assure la pérennité de son héritage.

Dans une ambiance rythmée par les sons du balafon et les pas cadencés des danseurs, le message est sans équivoque : en cette année dédiée à l’éducation et à la culture, la préservation des traditions apparaît plus que jamais comme une priorité nationale.

Kalanko

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