Kidal : « cinq mois » de démarches pour le retour des enseignants, l’attente persiste

Depuis août 2025, le Collectif des Syndicats de l’Éducation de la région de Kidal multiplie les initiatives pour permettre le retour des enseignants dans leurs postes. Malgré plusieurs démarches auprès des autorités civiles et militaires, la situation reste bloquée.
Selon le porte-parole du Collectif, M. Abdoulaye Salam Maïga, une première lettre a été adressée au ministre de l’Éducation nationale le 29 août 2025 afin de solliciter un retour sécurisé des enseignants pour la rentrée 2025-2026. Cette correspondance est restée sans suite. Face à ce silence, les syndicats ont sollicité un membre du Conseil national de la Transition, puis l’état-major des armées. Une liste d’enseignants a été transmise pour un éventuel transport par l’Armée de l’Air, sans résultat concret.
Le Collectif s’est ensuite tourné vers le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social. Une seconde liste de 44 enseignants a été remise et transmise au ministère de la Défense. Là encore, les enseignants restent dans l’attente d’un signal officiel. Entre-temps, l’école continue de fonctionner difficilement à Kidal. L’absence des enseignants, causée par l’insécurité sur les axes routiers du nord, pénalise fortement les élèves. Les syndicats ont également sollicité l’appui de la Synergie des Syndicats de l’Éducation du 15 octobre 2016.
Le 10 décembre 2025, le Collectif a été reçu par deux chargés de mission au ministère de l’Éducation nationale, réaffirmant sa disponibilité immédiate à rejoindre les postes dès la mise à disposition de vols sécurisés. Aucune réaction du ministre n’a suivi.
Le 30 décembre 2025, une audience a eu lieu au ministère de l’Administration territoriale. Les syndicats disent avoir constaté une volonté d’accompagnement, malgré des difficultés logistiques.
Dernière évolution : suite à l’implication du ministre de la Défense, l’Armée de l’Air a demandé une liste de 20 enseignants, alors qu’une liste de 44 avait déjà été transmise.
Pour le Collectif, l’urgence demeure : assurer le retour des enseignants à Kidal.
Kalanko
