Éducation : L’école renaît à Kidal

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Tout sur le parcours d’un syndicaliste clé dans le retour des enseignants dans la région de Kidal :

Sous le leadership et la détermination d’un homme, l’administration scolaire reprend vie à Kidal. Qui l’aurait cru il y a encore quelques années en arrière ?

Abdoulaye Salam MAIGA, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un professeur de Lettres au Lycée Attaher Ag Illy de Kidal, un établissement relevant de l’Académie d’Enseignement de Kidal. C’est un syndicaliste très engagé pour la cause de l’école dans cette huitième région administrative du Mali, une localité, rappelons-le, meurtrie et traumatisée par l’occupation des forces obscurantistes depuis près de douze ans. Cet article, relevant d’une enquête minutieuse dans le but d’honorer ces hommes et femmes qui, dans l’ombre, apportent leur modeste contribution à l’édifice de la transition, ne plaira certainement pas à cet homme très discret. Il faut retenir que M. MAIGA était l’un des rares enseignants à tenir bon malgré les hostilités des groupes armés à l’école occidentale. En effet, malgré les intimidations à son égard, il a pu résister et exercer son métier d’enseignant, car selon lui, un enseignant « est un citoyen du monde et aussi celui qui désarme les cœurs des belliqueux ».

Depuis son arrivée au Lycée Attaher Ag Illy de Kidal en qualité de professeur de Lettres, lors de l’année scolaire 2018-2019, avec un effectif mince et une administration scolaire presque inexistante, il s’est illico presto mis aux côtés du proviseur d’alors aujourd’hui directeur de l’Académie d’Enseignement de Kidal pour faire bouger les choses. Bref, en dehors de l’enseignement des Lettres en classe, de l’encadrement de la troupe théâtrale du LAAIK (car il est non moins le président de la commission culturelle et sportive dudit établissement), et de sa fonction de représentant du Concours National d’Orthographe du Mali (CNOL-MALI) à l’Académie d’Enseignement de Kidal des activités, gages d’excellence dans le milieu scolaire, M. MAIGA reste un appui très fécond à l’administration scolaire de son établissement.

Nonobstant ces moments de turbulence à Kidal, le seul objectif de l’homme était le retour des enseignants dans la région, dont l’absence fut un véritable coup de massue à l’éducation, plongeant la localité dans un no man’s land total. C’est ainsi que le rêve d’Abdoulaye Salam MAIGA s’est cristallisé autour du retour effectif des enseignants dans les classes, chose qu’il a pu obtenir avec le concours de certains leaders syndicaux, toujours sous son égide et en sa qualité de porte-parole de la Synergie de l’Éducation de Kidal.

En effet, sur toutes les chaînes TV et radio nationales et internationales, le cri de cœur de ce charismatique leader syndical était de mettre un appui aérien à la disposition des enseignants afin qu’ils puissent rejoindre leurs postes, en raison de l’insécurité résiduelle.

Un appel entendu par les autorités de la transition, en l’occurrence Son Excellence le Président de la Transition et Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi GOITA, son Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye MAIGA, ainsi que le ministre de la Défense, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA sans oublier le Gouverneur de la région de Kidal le Général de Division Elhadji Gamou et son staff sous les hospices du brillantissime jeune Directeur de cabinet Boucari Diallo, un homme humble et très discret avec un altruisme avéré.

La première cohorte d’enseignants est arrivée à Kidal le 13 novembre 2024, une arrivée qui a suscité une joie immense auprès de la population. Mentionnons que nous devons ce retour au bon management des autorités de la transition. La deuxième cohorte a suivi début décembre, puis la troisième et dernière cohorte en mars 2025.

A l’arrivée des enseignants à Kidal, l’apport du commandant de zone de la 7ème région militaire a été grand, il s’agit de notre excellent Colonel Major Daouda Sagara qui s’occupait de la restauration et de la sécurité des enseignants, une mission réussie avec brio sous sa houlette.

Ce retour a véritablement impacté de façon positive le niveau des élèves. Ainsi, selon M. MAIGA, pour mettre fin à cette crise, l’éducation peut être un facteur crucial, car elle joue aussi le rôle de «désarmer le cœur des belliqueux ».

Un fait indéniable est le fait que toutes les promesses conclues entre les leaders syndicaux de l’éducation de Kidal et les autorités de la transition devant l’opinion nationale et internationale ont été tenues à hauteur des souhaits, permettant de clore l’année en beauté. Pour M. MAIGA, ce résultat est en partie dû à l’accompagnement de l’ensemble de la presse patriotique, qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite historique de ce retour après onze ans d’absence.

Badou S KOBA

 

 

 

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